Homelie du dimanche des Rameaux

Dimanche 28 avril 2021    RAMEAUX   Année B
par le Père Jean-Paul Caze

Si vous me permettez de sourire avec des choses graves, je dirai : qui d’entre nous acceptera vraiment d’être cas-contact avec Jésus au long de cette semaine ?

Ceux qui, dans les rues de Jérusalem, ont chanté : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! », ceux-là n’étaient ni meilleurs ni pires que nous.

Ils étaient probablement heureux d’acclamer le descendant de David ; ils espéraient probablement qu’il serait son successeur et qu’il siègerait sur son trône, rendant ainsi à Israël une gloire perdue depuis longtemps.

Ça, c’était le dimanche, le premier jour de la semaine juive.

Le vendredi suivant, ils crieront « A mort, à mort, crucifie-le ! »

 

Il n’est pas aisé d’être cas-contact avec Jésus, de se laisser imprégner par lui, tel qu’il veut être et non pas tel que nous le rêvons.

Jacques et Jean, deux de ses Apôtres, lui ont demandé de devenir ses ministres, tant ils pensaient que Jésus allait rétablir le royaume de David.

Au pied de la croix, ils étaient absents.

Ils ont suivi Jésus, jusqu’à un certain moment, puis ils ont rompu le contact.

 

Aujourd’hui, nous sommes venus chercher de pauvres brins de buis qui orneront, pendant un an, nos croix, nos statues, nos portes. C’est bien.

Mais, au-delà du folklore, saurons-nous être cas-contacts avec Jésus jusqu’au bout ?

Le buis n’est pas magique. Qu’il soit béni ou non, il n’a aucun pouvoir. Il ne protège de rien, ni de la maladie, ni de l’échec, ni du péché. Le buis n’est là que pour nous orienter vers Jésus. Le buis n’est là que pour ça : nous rappeler qui est Jésus, ce qu’il a fait pour nous, et nous attacher à lui.  

 

Au pied de la croix, on ne trouve que des femmes, à part Jean, le disciple bien-aimé. Selon St Marc, qui est l’évangile que nous suivons cette année, il y avait Marie-Madeleine, Marie, la mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé. On s’y perd devant toutes ces Marie, d’autant qu’il faut ajouter la Vierge Marie que, curieusement, Marc ne nomme pas, contrairement à Jean. Toutes ces femmes « qui le suivaient et le servaient quand il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. » (Mc 15,41)

Elles seront les dernières au pied de la croix ; elles seront les premières à venir le dimanche, le matin de la Résurrection.

Elles n’ont pas rompu le contact avec Jésus, malgré sa mort.

 

Demandons leur intercession, surtout celle de la Vierge, pour qu’au cours de cette semaine nous soyons cas-contact avec Jésus à travers sa Passion, pour accéder à sa Résurrection.

 

 

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