Homélie du 15 mai 2022    5ème dimanche de Pâques   Année C

Ac 14,21b-27     Ps 144(145)     Apo 21,1-5a     Jn 13,31-33a + 34-35

Par le Père Jean Paul Cazes

Le livre de l’Apocalypse est peu cité dans la liturgie du dimanche. Il est donc peu connu, et mal connu. Le mot Apocalypse lui-même fait peur. Mais il est victime d’un véritable contre-sens. En grec, ce mot veut dire « révélation », « dévoilement ». Rédigé par st Jean pour un temps de persécution, le livre de l’Apocalypse révèle que notre Dieu est maître de l’histoire et que la Rome des empereurs sera détruite. Le livre de l’Apocalypse est un livre de résistance et de foi en la victoire finale du règne de Dieu.

Nos frères chrétiens d’Orient, et d’ailleurs, ont traversé et traversent encore des persécutions. L’Ukraine traverse une épreuve redoutable. L’humanité vient de traverser une pandémie qui n’est pas encore éteinte er qui laisse derrière elle des conséquences sociales, économiques, culturelles et politiques lourdes. Ces difficultés sont-elles plus ou moins difficiles que les persécutions des premiers temps de l’Eglise ? Je n’ai rien pour mesurer. Ce que je sais, c’est que les premiers chrétiens ont traversé leurs difficultés sans perdre de vue que la victoire finale appartient à Dieu. Ils ont su relever la tête et garder l’espérance. Ils ont cru à la résurrection.

Dans l’Eglise en général, et particulièrement en France, nous venons de subir le choc des crimes sexuels. Humainement parlant, nous avons plus ou moins bien traversé le covid ; certains en ont été très meurtris. Notre communauté paroissiale, comme toutes les autres, a vu ses rangs s’éclaircir à cause de certains d’entre nous qui, fragiles, ne sont pas revenus ; cela s’est même constaté au catéchisme et à l’aumônerie. Au milieu de ces difficultés, allons-nous baisser la tête, ou la relever, nous qui croyons en Jésus ressuscité ?

Le Pape vient de nous inviter à lui offrir nos avis sur la vie de l’Eglise ; certains d’entre nous ont su saisir cette offre sans être désabusés à l’avance. A notre niveau, c’est-à-dire au niveau de notre paroisse, que faire ? Nous avons un outil : les salles paroissiales. Le meilleur outil ne vaut rien sans la main de l’ouvrier. Nos locaux paroissiaux, dont rêveraient beaucoup de paroisses, sont trop peu utilisés pour renforcer nos liens et faire de notre communauté une dynamique de proposition de l’Evangile.

Voilà pourquoi votre collaboration va vous être demandée dès maintenant pour récolter vos désirs et savoir comment utiliser notre outil pour développer notre vie communautaire et missionnaire.

Je laisse la parole à l’équipe mandatée pour ce faire par notre curé et par l’Equipe d’Animation pastorale.

 

 

Chants temps de Paques 2022

1. ALLEZ PAR TOUTE LA TERRE

Allez par toute la terre Annoncer l’Évangile aux nations ! Allez par toute la terre, alléluia !
1. Chantez au Seigneur un chant nouveau, Chantez au Seigneur, terre entière, Chantez au Seigneur, et bénissez son nom !
2. De jour en jour, proclamez son salut, Racontez à tous les peuples sa gloire, A toutes les nations ses merveilles !

2. APPROCHONS-NOUS DE LA TABLE

1. Approchons nous de la table Où le Christ va s’offrir parmi nous. Offrons-lui ce que nous sommes, Car le Christ va nous transformer en lui.
2. Voici l’admirable échange Où le Christ prend sur lui nos péchés. Mettons nous en sa présence, Il nous revêt de sa divinité.
3. Père, nous te rendons grâce Pour ton Fils, Jésus-Christ le Seigneur. Par ton Esprit de puissance, Rends nous dignes de vivre de tes dons.

3. AU MATIN DANS LA CLARTE

1. Au matin dans la clarté, Jésus est ressuscité,
Au matin, dans la clarté, De la tombe il s’est levé.
Chantons alléluia! Christ est vainqueur de la mort. Christ, notre espoir est en Toi!
2. Chez les siens est revenu, A sa mère est apparu. Chez les siens est revenu, Ses amis l’ont reconnu.
Chantons alléluia! Christ est vainqueur de la mort. Christ, garde nous près de Toi!
3. Il nous a montré ses mains, On l’a vu dans le jardin. Il nous a montré ses mains, Il a partagé le pain.
Chantons alléluia! Christ est vainqueur de la mort. Christ, fais nous vivre près de Toi!

4. CELESTE JERUSALEM

Notre Cité se trouve dans les cieux, Nous verrons l’Epouse de l’Agneau, Resplendissante de la Gloire de Dieu, Céleste Jérusalem
1. L’Agneau deviendra notre flambeau, Nous nous passerons du soleil, Il n’y aura plus jamais de nuit, Dieu répandra sur nous sa lumière.
2. Dieu aura sa demeure avec nous, Il essuiera les larmes de nos yeux,
Il n’y aura plus de pleurs ni de peines, Car l’ancien monde s’en est allé.
3. Et maintenant voici le salut, Le règne et la puissance de Dieu, Soyez dans la joie vous les Cieux, Il règnera sans fin dans les siècles.

5. CHRETIENS CHANTONS LE DIEU VAINQUEUR

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
1. Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur, Fêtons la Pâque du Seigneur, Acclamons-Le d’un même cœur, Alléluia!
2. De son tombeau, Jésus surgit. Il nous délivre de la nuit, Et dans nos cœurs le jour a lui, alléluia!
3. Nouveau Moïse ouvrant les eaux, Il sort vainqueur de son tombeau : Il est Seigneur des temps nouveaux, Alléluia!
4. L’Agneau pascal est immolé : II est vivant, ressuscité, Splendeur du monde racheté, alléluia!

6. ECOUTE, ECOUTE

1. Ils ont marché au pas des siècles Vers un pays de joie Ils ont marché vers la lumière Pour habiter la joie.
Écoute, écoute, surtout ne fais pas de bruit
On marche sur la route, On marche dans la nuit Écoute, écoute les pas du Seigneur vers toi,
Il marche sur ta route, Il marche près de toi.
2. Ils ont laissé leurs cris de guerre Pour des chansons de paix Ils ont laissé leur bout de terre Pour habiter la paix.
3. Ils sont venus les mains ouvertes Pour accueillir l’amour Ils sont venus chercher des frères Pour habiter l’amour.

7. ESPRIT DE DIEU, SOUFFLE DE VIE, ESPRIT DE DIEU, SOUFFLE DE FEU

Esprit de Dieu, souffle de vie Esprit de Dieu, souffle de feu, Esprit de Dieu, consolateur, Tu nous sanctifies !

1. Viens, Esprit, viens en nos cœurs Viens, Esprit nous visiter, Viens, Esprit nous vivifier, Viens, nous T’attendons.
2. Viens, Esprit de Sainteté Viens, Esprit de vérité, Viens, Esprit de charité, Viens, nous T’attendons.
3. Viens, Esprit nous rassembler, Viens, Esprit nous embraser, Viens, Esprit nous recréer, Viens, nous T’attendons !

8. EXULTEZ DE JOIE, PEUPLE DE LA TERRE

Exultez de joie, peuples de la terre. La mort est vaincue, le Christ est vivant (bis)
1. Que soient remplis d’allégresse Les déserts et terres arides, Que la steppe exulte et fleurisse, Qu’elle se couvre de fleurs.
2. Nous verrons la gloire du Seigneur, La splendeur de notre Dieu, Son bonheur et son allégresse Sur nous resplendiront.

9. JE VEUX CHANTEZ TON AMOUR, SEIGNEUR

Je veux chanter ton amour, Seigneur, Chaque instant de ma vie. Danser pour toi en chantant ma joie Et glorifier ton Nom.
1. Ton amour pour nous Est plus fort que tout Et tu veux nous donner la vie, Nous embraser par ton Esprit. Gloire à toi !
2. Oui, tu es mon Dieu, Tu es mon Seigneur. Toi seul es mon libérateur, Le rocher sur qui je m’appuie. Gloire à toi !
3. Car tu es fidèle, Tu es toujours là, Tout près de tous ceux qui te cherchent, Tu réponds à ceux qui t’appellent. Gloire à toi !

10. LA SAGESSE A DRESSE UNE TABLE

La sagesse a dressé une table Elle invite les hommes au festin.
Venez au banquet du Fils de l’homme, Mangez et buvez la Pâque de Dieu.
1. Je bénirai le Seigneur en tout temps, Sa louange sans cesse en ma bouche.
En Dieu mon âme trouve sa gloire, Que les pauvres m’entendent et soient en fête!
2. Avec moi, magnifiez le Seigneur, exaltons tous ensemble son Nom!
J’ai cherché le Seigneur et il m’a répondu ; de toutes mes terreurs, il m’a délivré.
3. Tournez-vous vers le Seigneur, et vous serez illuminés, votre visage ne sera pas confondu. Un pauvre a crié, et Dieu a entendu, le Seigneur l’a sauvé de toutes ses angoisses.
4. Saints du Seigneur, craignez le Seigneur. Ceux qui le craignent n’auront jamais faim. Les riches s’appauvrissent et ils ont faim, mais ceux qui cherchent le Seigneur ne manquent de rien.

5. Saints du Seigneur, adorez le Seigneur, Ceux qui le craignent ne manquent de rien. Les riches s’appauvrissent et ils ont faim, Mais ceux qui cherchent le Seigneur sont comblés de tout bien.
6. Que ta langue se garde du mal Et tes lèvres du mensonge. Ecarte-toi du mal et fais le bien, Recherche la paix et poursuis-la toujours.
7. Le Seigneur tourne sa face contre ceux qui font le mal Pour effacer de la terre leur souvenir Mais ses yeux regardent ceux qui l’aiment Il tend l’oreille, vers ceux qui l’appellent.


11. LE CHRIST EST VIVANT, ALLELUIA


1. Le Christ est vivant, alléluia ! Il est parmi nous, alléluia !
Béni soit son nom dans tout l’univers ! Alléluia ! Alléluia !
2. C’est Lui notre joie, alléluia ! C’est Lui notre espoir, alléluia !
C’est Lui notre pain, c’est Lui notre vie, Alléluia ! Alléluia !
3. Soyons dans la joie, alléluia ! Louons le Seigneur, alléluia !
Il nous a aimés, Il nous a sauvés, Alléluia ! Alléluia !

12. LE SEIGNEUR EST MONTE AUX CIEUX

Le Seigneur est monté aux cieux, Alléluia
1. Comme le printemps sur nous se lève un jour nouveau, comme le printemps, le Christ est revenu !
2. L’homme des douleurs qui sommeillait dans le tombeau, l’homme des douleurs soudain est apparu !
3. L’arbre de la mort où Dieu saignait comme un fruit mur, l’arbre de la mort pour nous a refleuri !

13. MARIE DOUCE LUMIERE

Marie, douce lumière, Porte du ciel, Temple de l’Esprit,
Guide-nous vers Jésus et vers le Père, Mère des pauvres et des tout petits.
1. Bénie sois-tu, Marie, Ton visage rayonne de l’Esprit, Sa lumière repose sur toi, Tu restes ferme dans la foi.
2. Bénie sois-tu, Marie, La grâce de Dieu t’a envahie,
En toi le Christ est déjà sauveur, De tout péché il est vainqueur.
3. Bénie sois-tu, Marie, Toi l’icône de l’Eglise qui prie,
Pour l’éternité avec tous les Saints ; Les anges te chantent sans fin.

14.PERE SAINT

Père Saint, vois ton peuple qui T’offre Ces présents que Tu lui as donnés Dans la joie et dans l’action de grâce Pour ton immense bonté.
Ce pain, ce vin, que ta main nous donne Père Saint, Dieu, source de tout bien Par l’Esprit, pour nous Tu les transformes En sacrement de salut.
Qu’il est grand, ô Seigneur ce mystère Qui nous rend dignes de vivre en Toi Prends nos vies et reçois nos louanges, Comme une offrande d’amour.

15. QU’EXULTE TOUT L’UNIVERS

Qu’exulte tout l’univers, Que soit chantée en tous lieux La puissance de Dieu. Dans une même allégresse Terre et cieux dansent de joie, Chantent alléluia.
1. Par amour des pécheurs La lumière est venue,
Elle a changé les cœurs De tous ceux qui l’ont reconnue.
2. Vous étiez dans la nuit, Maintenant jubilez,
Dieu vous donne la vie, Par amour Il s’est incarné.
3. Exultez, rendez gloire, Chantez que Dieu est bon, Christ est notre victoire, Il est notre Résurrection.
4. Que chacun reconnaisse : Jésus est notre Roi. Rejetons nos tristesses, Pour une éternité de joie.
5. Toi l’unique Seigneur, Envoie l’Esprit d’amour.
Viens régner dans nos cœurs. Nous voulons hâter ton retour.

16. RECEVEZ LE CHRIST

1. Voici le fils aimé du Père, Don de Dieu pour sauver le monde, Devant nous, il est là il se fait proche Jésus l’Agneau de Dieu
Recevez le Christ doux et humble, Dieu caché en cette hostie. Bienheureux disciples du Seigneur, Reposez sur son cœur, apprenez tout de lui.
2. Jésus, jusqu’au bout tu nous aimes, Tu prends la condition d’esclave. Roi des rois, tu t’abaisses jusqu’à terre Pour nous laver les pieds.
3. Seigneur, comme est grand ce mystère, Maître comment te laisser faire ? En mon corps, en mon âme pécheresse, Tu viens pour demeurer.
4. Je crois, mon Dieu, en toi j’espère. Lave mes pieds et tout mon être : De ton cœur, fais jaillir en moi la source, L’eau vive de l’Esprit.
5. Seigneur, tu m’appelles à te suivre. Viens au secours de ma faiblesse. En mon cœur, viens, établis ta demeure, Que brûle ton Amour.

17. REGARDEZ L’HUMILITE DE DIEU

1. Admirable grandeur Étonnante bonté Du maître de l’univers
Qui s’humilie pour nous Au point de se cacher Dans une petite hostie de pain

Regardez l’humilité de Dieu x3
Et faites-lui hommage de vos cœurs

2. Faites-vous tout petits Vous aussi devant Dieu Pour être élevés par lui
Ne gardez rien pour vous Offrez-vous tout entier À ce Dieu qui se donne à vous

18. SOUFFLE IMPREVISIBLE

Souffle imprévisible, Esprit de Dieu. Vent qui fait revivre, Esprit de Dieu. Souffle de tempête, Esprit de Dieu. Ouvre nos fenêtres, Esprit de Dieu !
Esprit de vérité, Brise du Seigneur, Esprit de liberté, Passe dans nos cœurs !
2. Flammesurlemonde, Feu qui chasses l’ombre, Flamme de lumière; Viens dans nos ténèbres,
3. VentdePentecôte, Force des Apôtres, Vent que rien n’arrête, Parle en tes prophètes,

19. VENEZ APPROCHONS-NOUS DE LA TABLE

Venez ! Approchons-nous de la table du Christ, Il nous livre son corps et son sang. Il se fait nourriture, Pain de Vie Éternelle, Nous fait boire à la coupe des Noces de l’Agneau.
1. La Sagesse de Dieu a préparé son vin, Elle a dressé la table, elle invite les Saints :
« Venez boire à la coupe ! Venez manger le pain ! Soyez la joie de Dieu, accourez au festin! »
2. Par le pain et le vin reçus en communion, Voici le sacrifice qui nous rend à la Vie.
Le sang de l’Alliance Jaillit du cœur de Dieu, Quand le Verbe fait chair s’offre À nous sur la croix.
3. Dieu est notre berger, nous ne manquons de rien, Sur des prés d’herbe fraîche, Il nous fait reposer. Il restaure notre âme, Il nous garde du mal, Quand Il dresse pour nous La table du Salut.
4. Au cours des premiers temps, lorsque le juste, Abel, Offrit le sacrifice, signe du don parfait, Par la main de son frère, Son sang fut répandu, Comme un cri d’innocent Préfigurant Jésus.
5. Lorsque Melchisedeq accueillit Abraham, Lui le roi et grand-prêtre, Adorant le Très- Haut, Annonça l’Alliance par le pain et le vin : Il bénit Abraham et fut signe du Christ.

6. Dieu entendit la voix de son peuple en douleur Il envoya Moïse libérer ses enfants. Ils mangèrent la Pâque, Le bâton à la main, Et la manne au désert Comme un pain quotidien.

20. VENEZ-VOUS ABREUVER

Venez vous abreuver à la source cachée,
Venez vous reposer sur le cœur du bien aimé
1. Dans le cœur transpercé de Jésus sont unis le Royaume des cieux et la terre d’ici-bas, la source de la vie pour nous se trouve là.
2. Il nous attire à lui par sa force secrète et dans le sein du Père,
il nous abrite en lui, nous saisit dans le flot du Saint-Esprit de Dieu.
3. Ce cœur, il bat pour nous dans la petite tente où il demeure caché si mystérieusement dans l’hostie de blancheur pétrie de fin silence.
4. C’est ton trône royal sur la terre O Seigneur, un trône bien visible
que tu bâtis pour nous. Avec joie tu me vois m’en approcher tout près.
5. Tu plonges plein d’amour ton regard dans le mien et tu prêtes l’oreille à mon faible murmure. Tu remplis de ta paix le tréfonds de mon cœur.
6. Et pourtant ton amour ne peut se contenter de cet échange-là qui nous tient séparés, le désir de ton cœur réclame plus encore.
7. Tu viens en nourriture chaque matin pour moi et ton Corps et ton Sang me sont vin et repas. Prodigieuse merveille que tu accomplis là.
8. Qu’elles sont merveilleuses tes merveilles d’amour ! Flot jaillissant de vie qui jaillit de ton cœur et qui donne la vie à chacun de tes membres.

21. VICTIMAE PASQUALIS / A LA VICTIME PASCALE

Victimae paschali laudes immolent Christiani.
Agnus redemit oves Christus innocens Patri reconciliavit peccatores
Mors et vita duello conflixere mirando; dux vitae mortuus regnat vivus.
Dic nobis, Maria. Quid vidisti in via?

A la victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange.
L’agneau a racheté les brebis :
le Christ innocent
a réconcilié les pécheurs avec le Père.
La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux.
Le Maître de la vie mourut : vivant, il règne.
‘Dis-nous, Marie Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? ‘

Sepulchrum Christi viventis et gloriam vidi resurgentis.
Angelicos testes sudarium et vestes.
Surrexit Christus spes mea; praecedet suos in Galilaeam.
Scimus Christum surrexisse a mortis vere. Tu nobis victor rex miserere.

J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité.
J’ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements.
Le Christ, mon espérance, est ressuscité, il vous précédera en Galilée. ‘
Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts.
Roi victorieux, prends-nous tous en pitié !

22. VIENS ESPRIT SAINT (VENI SANCTE SPIRITUS)

Veni sancte Spiritus

1. Viens, Esprit Saint, viens en nos cœurs Et envoie du haut du ciel
Un rayon de ta lumière.
2. Viens en nous, viens père des pauvres, Viens, dispensateur des dons,
Viens, lumière de nos cœurs,
3. Consolateur souverain, Hôte très doux de nos âmes, Adoucissante fraîcheur,
4. Dans le labeur, le repos ; Dans la fièvre, la fraîcheur, Dans les pleurs, le réconfort.
5. Ô lumière bienheureuse, Viens remplir jusqu’à l’intime Le cœur de tous les fidèles.
6. Sans ta puissance divine,
Il n’est rien en aucun homme, Rien qui ne soit perverti.
7. Lave ce qui est souillé, Baigne ce qui est aride, Guéris ce qui est blessé.
8. Assouplis ce qui est raide, Réchauffe ce qui est froid, Rends droit ce qui est faussé,
9. A tous ceux qui ont la foi
Et qui en Toi se confient Donne tes sept dons sacrés,
10. Donne mérite et vertu, Donne le salut final, Donne la joie éternelle !

inscription pèlerinage des mères Vézelay

    Je peux venir avec ma voiture

    Je peux apporter une tente


    cuisine et intendance
    matériel (tente, ustensiles cuisine)
    logistique et itinéraire
    animation/prière/chants



    J'accepte que mes coordonnées soient utilisées à l'usage exclusif de l'organisation de l’événement

    Je reconnais avoir été informée que le Pèlerinage des Mères de famille de Vézelay est un groupe informel de pèlerins et accueille des personnes réunies sous leur seule et entière responsabilité personnelle. Je déclare être couvert pour tous dommages subis ou causés pendant la durée du pèlerinage et je renonce expressément à tout recours de quelle nature que ce soit et sur quelque fondement que ce soit à l’encontre de l’équipe organisatrice. La présente décharge a été remplie et signée avant le départ pour le pèlerinage et sera opposable à mes ayant-droits.

    Pèlerinage des mères de famille à Vézelay 10-12 juin 2022

    INSCRIPTIONS OUVERTES
    Réunion d’information le 19 avril 2022 à 20h30 à la maison paroissiale (4 rue St Thomas en Argonne)

    Nos motivations pour venir sont variées,
    simple curiosité, questionnement, situation difficile, étape d’une
    réflexion personnelle, besoin de sens, intentions à porter, envie de partage, de remerciements, de silence, ou tout simplement de nature et de marche.

    Nos situations personnelles sont tout aussi diversifiées, mariées, divorcées, veuves, célibataires ou en couple mais toutes femmes, chacune à sa manière.

    Nos convictions personnelles enfin vont du presque rien au presque tout : non baptisées, éloignées ou pratiquantes régulières.

    Et pour nous toutes en commun une relation à
    initier, créer, explorer avec Dieu.
    Alors… prenons la route…
    ENSEMBLE !!!

    Programme :

    • Départ vendredi 10 juin matin de Courbevoie (heure à préciser)
    • Vendredi : Marche de 15 km puis nuit du vendredi au Château de Lys (58190 LYS)
    • Samedi : Marche de 20km, veillée puis nuit à Vézelay
    • Retour dimanche après la messe et le déjeuner

    Voyage en voiture de Courbevoie aux environs de Vézelay
    les gros sacs à dos sont transportés en voiture pendant toute la marche.

    Une première participation de 45 € est demandée à l’inscription : règlement par chèque (à l’ordre de Paroisse St Pierre St Paul– pelemf) ou espèces. Le montant total ne devrait pas dépasser 70 euros.

    informations : vercken.alexandra@orange.fr

    http://pelemerestpierrepaul.wordpress.com

     

     

    Vezelay 2019
    dig

     

     

    Chants Careme 2022

    1. AU NOM DE JESUS

      1. Au nom de Jésus, tout genou fléchisse au ciel, sur la terre, toute langue proclame : « Jésus-Christ est Seigneur, Jésus-Christ est Seigneur. »
      2. Gloire au Seigneur Jésus, et gloire à Dieu le Père. Gloire au Seigneur Jésus, et gloire à Dieu le Père. Jésus-Christ est Seigneur, Jésus-Christ est Seigneur

    2.  CHANGEZ VOS CŒURS

    Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle !
    Changez de vie, croyez que Dieu vous aime !

    1. Je ne viens pas pour condamner le monde : Je viens pour que le monde soit sauvé.
    2. Je ne viens pas pour les bien-portants ni pour les justes : Je viens pour les malades, les pécheurs.
    3. Je ne viens pas pour juger les personnes : Je viens pour leur donner la vie de Dieu.
    4. Je suis le Bon Pasteur, dit Jésus : Je cherche la brebis égarée.
    5. Je suis la porte, dit Jésus : Qui entrera par moi sera sauvé.
    6. Qui croit en moi a la vie éternelle : Croyez en mes paroles et vous vivrez.

    3. CRIEZ DE JOIE, PAUVRES DE CŒUR

    Criez de joie, vous les pauvres de cœur,
    Vous les enfants bien-aimés du Seigneur

    Ouvrez les yeux, car le Royaume est là,
    Voici pour vous le Sauveur.

    1. Je bénirai le Seigneur en tout temps, Mon âme exulte et jubile en mon Dieu.
      Que les petits écoutent et crient de joie, Heureux, car ils verront Dieu.
    2. Venez chanter, magnifier le Seigneur, Quand je l´appelle, toujours il répond.
      De mes frayeurs, il vient me délivrer. Son nom de gloire est puissant.
    3. Tournez les yeux, regardez notre Dieu. Qui le contemple, par lui resplendit.
      Un pauvre crie le Seigneur lui répond. Voyez, le Seigneur est bon.
    4. Heureux celui qui prend refuge en Dieu, Qui le choisit ne manquera de rien.
      Écoute-le, et recherche la paix, En lui, fais ce qui est bien.

    4. EN TOI J’AI MIS MA CONFIANCE

    En toi j’ai mis ma confiance Ô Dieu très Saint, toi seul es mon espérance et mon soutien; C’est pourquoi je ne crains rien j’ai foi en toi Ô Dieu très Saint (bis)

    5. EXULTEZ DE JOIE, PEUPLE DE LA TERRE

    Exultez de joie, peuples de la terre. La mort est vaincue, le Christ est vivant (bis)

    1. Que soient remplis d’allégresse Les déserts et terres arides,
      Que la steppe exulte et fleurisse, Qu’elle se couvre de fleurs.
    2. Nous verrons la gloire du Seigneur, La splendeur de notre Dieu,
      Son bonheur et son allégresse Sur nous resplendiront.

    6. HUMBLEMENT

    Humblement, dans le silence de mon cœur je me donne à toi mon Seigneur.

    1. Par ton amour, fais-moi demeurer humble et petit devant toi.
    2. Enseigne-moi ta sagesse, Ô Dieu, viens habiter mon silence.
    3. Entre tes mains, je remets ma vie, ma volonté, tout mon être.
    4. Je porte en moi ce besoin d’amour, de me donner, de me livrer, sans retour

    7. IMPROPÈRES

    Ô Dieu saint, Ô Dieu fort, Ô Dieu immortel, Prends pitié de nous.

    1. O mon peuple que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi !
    2. T’ai-je fait sortir du pays d’Egypte, T’ai-je fait entrer en Terre Promise,
      Pour qu’à ton Sauveur, Tu fasses une Croix ?
    3. T’ai-je guidé quarante ans dans le désert Et nourri de la manne,
      Pour qu’à ton Sauveur, Tu fasses une Croix ?
    4. Moi, je t’ai planté, ma plus belle vigne, Et tu n’as eu pour Moi que ton amertume
      Et du vinaigre pour ma soif !
    5. Moi, j’ai pour toi frappé l’Egypte, J’ai englouti dans la mer Pharaon et son armée !
      Toi tu M’as livré aux grands-prêtres et les soldats M’ont flagellé !
    6. J’ai ouvert devant toi les eaux de la mer ; Toi, de ta lance, tu M’as ouvert le cœur !
      Je t’ai arraché à l’abîme des eaux Et tu M’as plongé dans l’abîme de la mort !
    7. Moi, aux eaux vives du Rocher, je t’ai fait boire le salut ;
      Toi, tu Me fis boire le fiel, et tu M’abreuvas de vinaigre!
    8. Devant toi, j’ai fait resplendir ma Gloire, Dans le buisson ardent et la colonne de nuée ;
      Et tu M’as tourné en dérision et vêtu d’un manteau de pourpre !
    9. Pour toi, j’ai frappé l’Egypte et sa puissance, J’ai fait de toi mon peuple, un peuple de rois ; Et tu M’as couronné la tête d’une couronne d’épines !
    10. Moi, Je t’ai exalté par ma toute puissance ; Toi, tu M’as pendu au gibet de la Croix ! Je t’ai choisi parmi toutes les nations ; Toi, tu M’as rejeté hors des murs de Jérusalem !

    8. LA NUIT QU’IL FUT LIVRÉ

      1. La nuit qu’il fut livré, le Seigneur prit du pain; En signe de sa mort le rompit de sa main: Ma vie, nul ne la prend mais c’est moi qui la donne Afin de racheter tous mes frères humains.”
      2. Après qu’il eut soupé pour la dernière fois S’offrit comme victime au pressoir de la Croix: Mon sang, versé pour vous est le sang de l’Alliance Amis, faites ceci en mémoire de moi.”
      3. Et nous, peuple de Dieu nous en sommes témoins. Ta mort, nous l’annonçons par ce pain et ce vin. Jésus ressuscité ton Eglise t’acclame. Vainqueur, passé du monde à la gloire sans fin.
      4. Tu viens revivre en nous ton mystère pascal. Éteins en notre chair le foyer de tout mal: Nous sommes tes sarments, Sainte vigne du Père, Fais-nous porter du fruit pour le jour triomphal.
      5. Seigneur, nous attendons ton retour glorieux; Un jour, tu nous prendras avec toi dans les cieux. Ton Corps est la semence de vie éternelle: Un jour, tu nous prendras à la table de Dieu

    9. LA SAGESSE A DRESSÉ UNE TABLE

    La sagesse a dressé une table Elle invite les hommes au festin.
    Venez au banquet du Fils de l’homme, Mangez et buvez la Pâque de Dieu.

    1. Je bénirai le Seigneur en tout temps, Sa louange sans cesse en ma bouche.
      En Dieu mon âme trouve sa gloire, Que les pauvres m’entendent et soient en fête!
    2. Avec moi, magnifiez le Seigneur, exaltons tous ensemble son Nom!
      J’ai cherché le Seigneur et il m’a répondu ; de toutes mes terreurs, il m’a délivré.
    3. Tournez-vous vers le Seigneur, et vous serez illuminés, votre visage ne sera pas confondu. Un pauvre a crié, et Dieu a entendu, le Seigneur l’a sauvé de toutes ses angoisses.
    4. Saints du Seigneur, craignez le Seigneur. Ceux qui le craignent n’auront jamais faim. Les riches s’appauvrissent et ils ont faim, mais ceux qui cherchent le Seigneur ne manquent de rien.
    5. Saints du Seigneur, adorez le Seigneur, Ceux qui le craignent ne manquent de rien. Les riches s’appauvrissent et ils ont faim, Mais ceux qui cherchent le Seigneur sont comblés de tout bien.
    6. Que ta langue se garde du mal Et tes lèvres du mensonge. Ecarte-toi du mal et fais le bien, Recherche la paix et poursuis-la toujours.
    7. Le Seigneur tourne sa face contre ceux qui font le mal Pour effacer de la terre leur souvenir Mais ses yeux regardent ceux qui l’aiment Il tend l’oreille, vers ceux qui l’appellent.

    10. LE SEIGNEUR EST MA LUMIÈRE ET MON SALUT

    Le Seigneur est ma lumière et mon salut De qui aurais-je crainte ?
    Le Seigneur est le rempart de ma vie ; Devant qui tremblerais-je ?

    1. J’ai demandé une chose au Seigneur, La seule que je cherche :
      Habiter la maison du Seigneur Tous les jours de ma vie.
    2. Habiter la maison du Seigneur, Pour t’admirer en ta bonté
      Et m’attacher à ton Eglise Seigneur, M’attacher à ton Eglise, Seigneur.
    3. J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur Sur la terre des vivants.
      “Espère, sois fort et prends courage ; Espère, espère le Seigneur.”

    11. LE SERVITEUR

      1. S’abaisser au rang de serviteur, C’est répondre à l’appel du Seigneur.

    Devant Dieu le Père, il n’est rien de plus cher
    Qu’une vie donnée pour servir ses frères. 

    1. Écoutez ce monde en désarroi, partagez sa douleur et sa joie.
    2. Au repas chacun est invité, le pain est rompu, le vin versé.
    3. Répandez le bien sans retenue, Qu’avez-vous que vous n’ayez reçu ?

    12. MON ÂME SE REPOSE

    Mon âme se repose en paix sur Dieu seul. De lui, vient mon salut. Oui, sur Dieu seul mon âme se repose, se repose en paix.

    13. MYSTÈRE DU CALVAIRE

      1. Mystère du Calvaire, scandale de la Croix: Le Maître de la terre, esclave sur ce bois! Victime dérisoire, Toi seul es le Sauveur, Toi seul, le roi de gloire, au rang des malfaiteurs.
      2. Tu sais combien les hommes ignorent ce qu’ils font ; Tu n’as jugé personne, Tu donnes ton pardon ; Partout des pauvres pleurent, partout on fait souffrir, Pitié pour ceux qui meurent et ceux qui font mourir.
      3. Afin que vienne l’Heure promise à toute chair, Seigneur, ta Croix demeure dressée sur l’univers; Sommet de notre terre, où meurt la mort vaincue, Où Dieu se montre Père en nous donnant Jésus.

    14. Ô CROIX DRESSÉE SUR LE MONDE

        1. Ô croix dressée sur le monde, Ô croix de Jésus-Christ ! (bis)
          Fleuve dont l’eau féconde Du cœur ouvert a jailli,
          Par toi la vie surabonde, Ô croix de Jésus-Christ !
        2. Ô croix, sublime folie, Ô croix de Jésus-Christ ! (bis)
          Dieu rend par toi la vie Et nous rachète à grand prix :
          L’amour de Dieu est folie, Ô croix de Jésus-Christ !
        3. Ô croix, sagesse suprême, Ô croix de Jésus-Christ ! (bis)
          Le Fils de Dieu lui-même Jusqu’à la mort obéit ;
          Ton dénuement est extrême, Ô croix de Jésus-Christ !
        4. Ô croix, victoire éclatante, Ô croix de Jésus-Christ ! (bis)
          Tu jugeras le monde Au jour que Dieu s’est choisi.
          Croix à jamais triomphante, Ô croix de Jésus-Christ !

    14. PARTAGEONS LE PAIN DU SEIGNEUR

    Partageons le pain du Seigneur A la table de l’univers
    C’est le don sans retour De l’amour de notre Dieu

    1. Venez à moi, vous tous qui succombez Sous la fatigue,
      C’est moi qui porterai le poids de votre peine.
    2. Venez à moi, vous tous qui gémissez Sous l’injustice,
      C’est moi qui suis pour vous la loi libératrice.
    3. Venez à moi, vous tous qui trébuchez Dans les ténèbres,
      Sur vous se lèvera l’éclat de ma lumière.
    4. Venez à moi, vous tous Dont on méprise l’espérance,
      Je viens pour relever les humbles Qui attendent.
    5. Venez à moi, vous tous Que pour ma gloire on persécute,
      C’est vous qui règnerez Au jour de ma victoire.
    6. Venez à moi, vous tous Que défigure la souffrance,
      Je viens pour effacer vos rides et vos larmes.
    7. Venez à moi, vous tous Qui attendez la délivrance,
      C’est moi qui briserai les liens Qui vous enserrent.
    8. Venez à moi, vous tous Qui avez faim du don céleste,
      Je viens pour partager le pain de votre vie.
    9. Venez à moi, vous tous Qui cheminez sans but sur terre,
      Je viens pour vous montrer La route vers le Père.
    10. Venez à moi, vous tous Qui convoitez richesse et gloire,
      En moi la pauvreté a trouvé sa noblesse.
    11. Venez à moi, vous tous Qu’étreint déjà la mort cruelle,
      Ma croix vient vous donner La force de la vaincre.
    12. Venez à moi, vous tous Qui avez soif de ma parole,
      En moi vous trouverez la force inépuisable.

    16. POUR QUE L’HOMME SOIT UN FILS

      1. Pour que l’homme soit un fils à son image, Dieu l’a travaillé au souffle de l’Esprit. Lorsque nous n’avions ni forme, ni visage, Son amour nous voyait libres comme lui (x2)
      2. Nous tenions de Dieu la grâce de la vie, Nous l’avons tenue captive du péché : Haine et mort se sont liguées pour l’injustice, Et la loi de tout amour fut délaissée (x2)
      3. Quand ce fut le jour et l’heure favorable, Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé : L’arbre de la croix indique le passage Vers un monde où toute chose est consacrée (x2),
      4. Qui prendra la route vers ces grands espaces? Qui prendra Jésus pour maître et pour ami? L’humble serviteur a la plus belle place Servir Dieu rend l’homme libre comme lui (x2)

    17. PRENEZ ET MANGEZ

    Prenez et mangez, Ceci est mon corps, Prenez et buvez, voici mon sang !
    Ouvrez vos cœurs ! Vous ne serez plus jamais seuls : Je vous donne ma vie.

    1. Demeurez-en moi, comme je demeure en vous, Qui demeure en mon amour, celui-là portera du fruit. Comme Dieu mon Père, ainsi je vous ai aimés. Gardez mes paroles, vous recevrez ma joie !
    2. Je vous ai choisis pour que vous portiez du fruit. Gardez mon commandement et vous demeurerez en moi. Comme je vous aime, aimez-vous d’un seul Esprit, Je vous donne ma vie : vous êtes mes amis !
    3. Je vous enverrai l’Esprit Saint, le Paraclet. Il vous conduira au Père et fera de vous des témoins. Cherchez, vous trouverez, demandez, vous obtiendrez, Afin que le Père soit glorifié en vous !

    18. PROSTERNEZ VOUS

    Prosternez-vous devant votre Roi, acclamez-le de tout votre cœur.
    Faites monter vers sa majesté des chants de gloire, c’est lui le Roi des rois.

    19. PUISQUE TU FAIS MISÉRICORDE

    Puisque tu fais miséricorde, puisque nos vies sont devant toi, puisque tu as versé ton sang pour nous, Seigneur Jésus exauce-nous (pardonne-nous).

    1. Des profondeurs, Seigneur, je crie vers toi, Seigneur, écoute mon cri d´appel. Que ton oreille ne se ferme pas, entends la plainte de ma prière.
    2. Si tu retiens les fautes contre nous qui dans ce monde subsistera ? Mais le pardon se trouve près de toi, que nos cœurs s´ouvrent à ta grandeur.
    3. De tout mon cœur j’espère le Seigneur, Et sa parole de vérité. Plus qu’un veilleur n’attend le jour nouveau, Ô toi, mon peuple, attends ton Dieu.
    4. Près du Seigneur se trouve le salut Et l’abondance de son pardon. C’est lui qui crée, qui sauve et qui guérit, Car sa puissance est sans mesure.
    5. Pitié pour moi, mon Dieu, en ta bonté, En ta tendresse libère-moi. Lave moi tout entier de mon péché, Et de ma faute, purifie-moi.
    6. Contre-toi et toi seul, oui, j’ai péché Ce qui t’offense, oui, je l’ai fait. Ô mon Dieu, lave moi, je serai pur, Je serai blanc plus que la neige.
    7. Rends-moi Seigneur la joie d’être sauvé, Que tout mon être danse pour toi. Détourne-toi, ô Dieu, de mon péché Toutes mes fautes, efface-les.
    8. Affranchis-moi, donne-moi ton salut, J’annoncerai ta vérité. Ouvre mes lèvres, que je loue ton nom, Et que ma bouche chante pour toi.
    9. Ce qui te plaît c’est un esprit brisé, Un cœur contrit, et humilié. Tu ne rejettes pas le cœur broyé ; Reçois ma vie pour la combler.

    20. QUI DONC A MIS LA TABLE

      1. Qui donc a mis la table où nous attend le pain ? Qui donc emplit la coupe où nous boirons le vin ? Quel est celui qui nous a conviés ? Quel est celui qui peut nous combler ? Allons vers le festin. Il nous dira son nom. Allons vers le festin qu’il donne en sa maison.
      2. C’est toi, Jésus, qui nous conduis vers ce repas. Et rien ne peut manquer à qui suivra ses pas. Pour nous, ta vie prend le goût du pain. Pour nous, ta vie coule comme un vin.
        Tu viens nous inviter, tu nous l’avais promis. Ta joie revient brûler le cœur de tes amis.
      3. Seigneur, prends-nous pour Dieu à qui tu t’es offert. Dis-lui ton chant d’amour au nom de l’univers. Voilà nos cœurs : porte-les vers lui. Voilà nos vies : reçois-les pour lui.
        Pour toi, nous chanterons celui qui nous bénit. Par toi, dans ce repas, nous lui serons unis.

    21. QUI MANGE MA CHAIR

    Qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui (bis)

    1. Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l´homme, Vous n’aurez pas la vie en vous. Si vous ne buvez pas le sang du Fils de l´homme, Vous n’aurez pas la vie en vous.
    2. Je suis le pain vivant. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim. Celui qui croit en moi, plus jamais n’aura soif.
    3. Ma chair est une vraie nourriture, mon sang est une vraie boisson : Si vous mangez ma chair, si vous buvez mon sang, au dernier jour je vous ressusciterai.
    4. Le véritable pain du ciel, c’est mon Père qui le donne. C’est moi qui suis le pain de Dieu, le vrai pain qui donne la vie.
    5. Le pain que je donne, c’est ma chair, ma chair pour la vie du monde. Tel est le pain qui descend du ciel : celui qui le mange ne meurt pas !

    22. SALVE REGINA

    Salve Regina, Mater misericordiae !

    Vita dulcedo et spes nostra, salve !

    Ad te clamamus, exsules filii Evae.

    Ad te suspiramus, gementes et flentes

    in hac lacrimarum valle. Eia ergo, advocata nostra,

    illos tuos misericordes oculos ad nos converte ;

    et, Jesum, benedictum fructum ventris tui,

    nobis post hoc exsilium ostende.

    O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria !

    23. UBI CARITAS

    Ubi caritas et amor, ubi Caritas, deus ibi est

    24. VENEZ-VOUS ABREUVER

    Venez vous abreuver à la source cachée 
    Venez vous reposer sur le cœur du bien aimé 

    1. Dans le cœur transpercé de Jésus sont unis le Royaume des cieux
      et la terre d’ici-bas, la source de la vie pour nous se trouve là.
    2. Il nous attire à lui par sa force secrète et dans le sein du Père,
      il nous abrite en lui, nous saisit dans le flot du Saint-Esprit de Dieu.
    3. Ce cœur, il bat pour nous dans la petite tente où il demeure caché
      si mystérieusement dans l’hostie de blancheur pétrie de fin silence.
    4. C’est ton trône royal sur la terre O Seigneur, un trône bien visible
      que tu bâtis pour nous. Avec joie tu me vois m’en approcher tout près.
    5. Tu plonges plein d’amour ton regard dans le mien et tu prêtes l’oreille
      à mon faible murmure. Tu remplis de ta paix le tréfonds de mon cœur.
    6. Et pourtant ton amour ne peut se contenter de cet échange-là qui
      nous tient séparés, le désir de ton cœur réclame plus encore.
    7. Tu viens en nourriture chaque matin pour moi et ton Corps et ton Sang me
      sont vin et repas. Prodigieuse merveille que tu accomplis là.
    8. Qu’elles sont merveilleuses tes merveilles d’amour ! Flot jaillissant de vie qui
      jaillit de ton cœur et qui donne la vie à chacun de tes membres.
    9.  

    25. VOICI CELUI QUI VIENT

    Voici celui qui vient au nom du Seigneur. Acclamons notre roi, hosanna!(bis)

    1. Portes levez vos frontons. Levez-vous portes éternelles. Qu’il entre le roi de gloire.
    2. Honneur et gloire à ton nom, Roi des rois, Seigneur des puissances. Jésus que ton règne vienne.
    3. Venez rameaux à la main. Célébrez le Dieu qui vous sauve: Aujourd’hui s’ouvre son règne!
    4. Jésus, roi d’humilité, souviens-toi de nous dans ton règne. Accueille-nous dans ta gloire.

    26. VOUS SEREZ VRAIMENT GRANDS

    Vous serez vraiment grands, dans la mesure où vous êtes petits, vous serez alors grands dans l’amour, vous serez alors grands dans l’amour

     

    Homelie du 6 mars 2022   1er dimanche de Carême   Année C

    Par le Père Jean-Paul Cazes

    Dt 26, 4-10     Ps 90     Ro 10,8-13     Lc 4,1-13

     

    Dimanche prochain, comme tous les seconds dimanches de Carême, l’évangile sera celui de la Transfiguration, c’est-à-dire l’affirmation de la divinité de Jésus et la nouvelle annonce de sa passion. Aujourd’hui, nous recevons l’évangile des tentations, c’est-à-dire l’affirmation de la pleine humanité de Jésus. Le danger de cette répartition très traditionnelle, c’est de laisser penser que Jésus est pleinement homme à certains moments de sa vie, et pleinement Dieu à d’autres, ce qui serait une erreur. Il est pleinement Dieu et pleinement homme à chaque instant de sa vie, depuis sa conception jusqu’à sa résurrection. Sa conception dans le sein de Marie ne lui a pas ôté sa divinité ; sa résurrection ne lui a pas ôté son humanité. En lui, il n’y a pas de lutte ni de concurrence entre sa divinité et son humanité. En lui, les deux natures sont réunies dans l’unité de sa personne, sans mélange, sans division ni séparation. Telle est notre foi en ce qui concerne le Christ Jésus.

    Si l’évangile de ce jour insiste sur l’humanité de Jésus, ce n’est pas pour renvoyer sa divinité à dimanche prochain. Vrai Dieu, Jésus est vraiment homme, et il a été réellement tenté. Ses tentations ne sont pas des tentations pour rire, sije puis dire. Il n’a pas fait semblant d’être tenté, comme il n’a pas fait semblant d’être homme. Sa divinité ne l’a pas empêché d’être tenté. On m’avait cité l’homélie d’un vieux prêtre qui affirmait que, comme Jésus était Dieu, il n’avait pas pu être malade. Je ne souhaite pas à Jésus d’avoir été malade ; et d’ailleurs, personne n’en sait rien. En tous cas, ce n’est pas sa divinité qu’il l’a empêché d’avoir les oreillons ou la scarlatine, puisque ce n’est pas sa divinité qui l’a empêché de souffrir et de mourir. Jamais, en rien, Jésus n’a fait semblant d’être homme. Heureusement pour nous : s’il n’avait pas été un homme véritable, nous ne serions pas sauvés. Notre salut, c’est-à-dire notre lien avec le Père, dépend du fait que Jésus soit homme comme nous et Dieu comme son Père.

    Jésus, Fils de Dieu, a épousé la faiblesse humaine jusque dans la souffrance et dans la mort, pour nous offrir sa divinité. Depuis Noël, nous connaissons ce que nos pères dans la foi ont appelé « l’admirable échange » : Dieu s‘est fait homme pour que l’homme soit élevé à la dignité divine. Nos pères n’ont pas eu peur de parler de la divinisation de l’homme : non pas l’homme à la place de Dieu, mais l’homme associé par grâce à la nature divine ; ne sommes-nous pas réellement fils et filles de Dieu grâce au Christ ? Eh bien, cet admirable échange commencé à Noël se poursuit aujourd’hui : Jésus accepte d’être réellement tenté pour que nous soyons réellement libérés de l’influence du Tentateur. Lui, le propre Fils de Dieu, accepte d’être tenté pour que nous soyons libérés du Tentateur et devenions fils et filles de Dieu.

    Je ne rêve pas, je ne suis pas en train de dire que la tentation n’existe plus depuis que le Christ a été tenté. Nous connaissons tous la tentation, sous quelque forme que ce soit ; le Carême est un temps privilégié de combat spirituel. Et Jésus, qui connaît ce combat spirituel, nous apprend à dire à notre Père : devant la tentation qui ne cesse de frapper à notre porte, donne-nous de ne pas y entrer.

    Pour cela, deux armes sont à notre portée. D’abord, le recours à la Parole de Dieu. Jésus connaît la Bible et sait s’en servir. Pour nous aussi, elle est une arme efficace ; encore faut-il la connaître. Je sais bien que vous n’avez pas le temps de lire la Bible ; mais comment utilisez-vous l’évangile du dimanche ? Est-il oublié, une fois entendu, ou bien le reprenez-vous, jour après jour, pour le connaître, le savourer, en tirer votre nourriture spirituelle pour la semaine ? Voilà une chose toute simple pendant ce Carême : ne pas hésiter à lire et à relire l’évangile du dimanche pendant la semaine.

    La seconde arme du Christ, qui est aussi la nôtre, est ce que suggère le psaume : Jésus s’est toujours tenu sous l’abri du Très-Haut, il a toujours regardé son Père comme son refuge et son rempart. Le Père n’a jamais abandonné Jésus face à la tentation. Rappelons-nous ce que Jésus a dit un jour : « Le Père et moi, nous sommes un. » (Jn 10,30) L’unité entre le Père et le Fils n’est pas une unité en pointillé ; au seuil de la tentation, le Père se tient auprès de son Fils. De la même manière, le Père est avec nous lorsque la tentation arrive. Le Père ne nous abandonne pas à ce moment-là ; c’est nous qui nous lui tournons le dos.

    Voilà ce que nous apprend Jésus au moment d’entrer dans le combat spirituel ; voilà les armes qu’il a utilisées et qu’il nous donne pour ce combat : la Bible et la protection du Père, lui qui est avec nous dans notre épreuve, comme il est avec le Christ.

    La dernière strophe du psaume est une réponse de Dieu à celui qui le prie. Au lieu de dire « Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre », le psaume pourraitdire « Puisque Jésus s’attache à moi, je le délivre. ». Mais il pourrait tout autant dire de chacun de nous : « Puisque tu t’attaches à moi, je te délivre… »  Avec ceux d’entre vous qui le veulent bien, je vais essayer de lire à haute voix cette dernière strophe en pensant, mentalement, que le Père pense à chacun de nous :

    Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ;

    Je le défends, car il connaît mon nom.

    Il m’appelle, et moi je lui réponds ;

    Je suis avec lui dans son épreuve.

     

     

    LES RENDEZ-VOUS DU CARÊME

    (mise a jour du 9 avril)

    Messe de l’aurore

    célébrée chaque vendredi à 7 h du matin ( à partir du 4 mars).

    Chemin de croix

    proposé chaque vendredi à 15 h dans l’église (à partir du 4 mars)

    Scrutins

    Les catéchumènes en marche vers le baptême recevront les scrutins le dimanche 20 mars à 11h, le dimanche 27 mars à 11h et le dimanche 3 avril à 18h30.

    Célébration pénitentielle

    La célébration pénitentielle avec absolution individuelle se
    déroulera le vendredi 1er avril de 17h à 21h.

    Soirée sur le thème de la vie

    Les jeunes de l’aumônerie organiseront une soirée sur le
    thème de la vie le vendredi 25 mars au soir.

    Groupes de Carême 

    Des groupes de prière et de réflexion se réuniront autour
    du livret du CCFD « Nous habitons tous la même maison ». Temps de lancement le dimanche 13 mars de 15h à 16h30 dans la chapelle Sainte Thérèse et temps de clôture le dimanche 3 avril à 12h au même endroit

    Rameaux

    Messe le samedi à 18:30 et le dimanche à 9:30, 11:00 et 18:30 précédées par la bénédiction des rameaux sur le parvis

    Jeudi Saint (14 avril)

    8:30 – office des ténèbres

    15:00 – confession

    16:30 – messe avec les élèves de l’école Sainte Geneviève

    20:30 – Messe en mémoire de la sainte Cène

    Vendredi Saint (15 avril)

    8:30 – office des ténèbres

    15:00 – Chemin de croix

    16:00 – Confession

    20:30 – Célébration de la passion

    Samedi Saint (16 avril)

    8:30 – office des ténèbres

    21:00 – Vigile pascale et baptême de 6 catéchumènes

    Pâques (17 avril)

    Messes à 9:30 et 11:00

    Homélie du 23 janvier 2022   3ème dimanche    Année C

    Nh 8,2-4a+5-6+8-10     Ps 18B     1 Co 12,12-30     Lc 1,1-4 ;4,14-21

    Notre dimanche, comme chaque dimanche, est d’abord, et fondamentalement, un jour de célébration du Christ mort et ressuscité. Chaque dimanche est jour de Pâques, puisque Pâques est le pivot de notre foi. Si Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vide (voir 1 Co 15,14) comme l’écrit St Paul aux chrétiens de Corinthe dans la même lettre dont un extrait nous est donné aujourd’hui dans la seconde lecture.

    Mais cette réalité fondamentale est colorée par deux autres réalités : la semaine de prière universelle pour l’Unité des Chrétiens, et le dimanche de la Parole. L’édito de la feuille paroissiale aborde, très succinctement, la prière pour l’Unité des chrétiens, sujet qui me tient à cœur et qu’il serait vraiment nécessaire d’aborder plus longuement. Quant au dimanche de la Parole, c’est un thème que le St Père a demandé depuis quelques années d’évoquer ; il est en lien, bien sûr, avec l’unité des chrétiens. Pour nous, chrétiens, que nous soyons catholiques, protestants, orthodoxes, la Parole désigne non pas un Livre, si vénérable soit-il, mais le Christ lui-même, qui est la Parole de Dieu faite chair ; à telle enseigne que lorsqu’à la fin de l’évangile, le prêtre dit « Acclamons la Parole de Dieu », l’assemblée ne répond pas « Louange à toi, Livre saint », mais « Louange à toi Seigneur Jésus ! ». C’est là que nos amis musulmans nous connaissent mal lorsqu’ils nous désignent comme une religion du Livre. Nous ne sommes pas une religion du Livre : nous sommes la religion de Jésus-Christ. Notre évangile le dit très clairement : Jésus, ayant lu un passage du prophète Isaïe qui proclame : « L’Esprit du Seigneur est sur moi … » conclut : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture … » En effet, l’Esprit du Seigneur est sur Jésus ; depuis son baptême que nous avons célébré il y a quinze jours, nous avons entendu : « L’Esprit Saint…comme une colombe, descendit sur Jésus … »

    Jeudi dernier, auprès de parents venus pour préparer le baptême de leur enfant, j’ai insisté sur ce qu’est notre foi chrétienne. Notre foi n’est pas d’abord une morale, même si une morale est évidemment nécessaire. Notre religion n’est pas fondée sur les dogmes, même si les dogmes sont indispensables pour nous aider à comprendre la foi. Notre religion n’est pas une religion du Livre, même si la Bible est incontournable. Notre religion est relation avec une personne vivante : Jésus, fils du Père, revêtu d’Esprit.

    Si donc, suivant le souhait du Pape, ce dimanche de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens est le dimanche de la Parole, c’est pour attirer notre attention sur le fait que la Bible est, avec les sacrements et la vie de charité, le meilleur moyen de connaître et d’aimer le Christ, mort et ressuscité pour tous les hommes.

    Cette réalité d’une Parole vivante, d’une Parole qui prend chair, est un héritage du peuple d’Israël. La première lecture en est un témoignage. Le livre de Néhémie, très peu lu au cours de nos messes dominicales, évoque le retour des juifs à Jérusalem après un exil denviron 70 ans à Babylone. Ces juifs libérés de Babylone, comme leurs ancêtres libérés d’Egypte, retrouvent un pays et une ville en ruines. Ils n’ont plus rien, mais ils acceptent de s’appuyer sur leur foi en la Parole de Dieu ; à partir d’elle, ils vont peu à peu reconstruire leur pays, leur nation et le culte rendu à Dieu.

    Soyons attentifs à la dernière phrase de notre lecture, une phrase extraordinaire. Le prêtre Esdras, s’adressant à l’assemblée des rescapés de Babylone, après leur avoir lu la Loi, leur dit : « Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » Imaginez la situation. Ces juifs, hommesfemmes, enfants, sont revenus dans une ville en ruines. Le Temple est détruit. Le siège de la Royauté héritée de David n’existe plus. Même les remparts sont détruits. Les juifs qui sont rassemblés sur la place de la Porte des Eaux ne sont plus qu’une poignée ; et, sans rempart, ils sont à la merci de leurs adversaires qui, dans les mois qui viennent, vont les harceler. Et voilà qu’Esdras a le cran, le courage, le panache de leur dire : « La joie du Seigneur est votre rempart. » Je me suis demandé, en lisant ce passage, si j’aurais eu le courage de vous dire, au milieu de nos difficultés de santé, face aux incertitudes politiques qui s’approchent : « Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre protection. » Naïveté ? Légèreté ? Inconséquence ?

    Et pourtant, c’est Esdras qui a raison : l’histoire a montré que la foi de ces rescapés a porté du fruit. Nous, l’Eglise du Christ, sommes le fruit de la foi de ces hommes et de ces femmes qui ont cru dans le Seigneur alors qu’humainement parlant ils avaient tout perdu. Tout, sauf leur foi en une Parole vivante et efficace.

    Jésus lit le prophète Isaïe :

    « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres… »

    A la fin de sa lecture, Jésus referme le livre.

    Ce qui est ouvert maintenant, ce n’est plus le livre ; c’est Lui, Jésus, qui accomplit ce que le Livre annonçait.

    Jésus, Parole vivante de Dieu, est définitivement ouvert pour notre salut, lui qui est notre joie et notre vrai rempart, lui qui est mort et ressuscité pour tous les hommes.

    Homélie du 12 décembre 2021 3e dimanche de l’Avent

    Evoquer la joie aujourd’hui, dans le contexte de la pandémie, du rapport de la CIASE, du départ de Mgr Aupetit … et dans le contexte de nos difficultés personnelles, est un défi et une nécessité.

    Le 3ème dimanche de l’Avent et le 4ème du Carême sont des dimanches de joie. Les textes bibliques nous le disent abondamment. « Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Eclate en ovation, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem ! », voilà pour la première lecture venant du prophète Sophonie. Le chant du psaume venant du prophète Isaïe affirme : « Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi le Saint d’Israël ». Quant à St Paul, il écrit aux chrétiens de la ville de Philippes : « Soyez toujours dans la joie ; je le redis : soyez dans la joie. »    

                Mais ce n’est pas parce que les textes bibliques parlent de joie qu’il est facile d’être joyeux. On n’est pas joyeux sur commande.

                Au milieu de toutes les difficultés générales et personnelles, la liturgie de ce dimanche nous lance un défi. Pouvons-nous être joyeux malgré ces difficultés ? Ou bien faut-il attendre que ces difficultés disparaissent pour pouvoir chercher la joie ? Ne faut-il pas se contenter d’un moment de gaité et de plaisir, sachant que, de toutes façons, le lendemain de Noël nous retrouverons nos problèmes ? Et qui pourrait reprocher à quelqu’un qui est « la tête sous l’eau », de se saouler de gaité, au sens propre comme au sens figuré, pour oublier, ne serait-ce qu’un moment, ses difficultés et ses peurs ? Même le gouvernement a compris cela en faisant tout son possible pour ne pas nous confiner encore une fois pour Noël et le 1er janvier.

                Etre gais pour oublier, faire la fête pour penser à autre chose.

                Mais le défi que nous lance ce dimanche est bien différent qu’un bon moment à passer. Quand le prophète Sophonie invite Jérusalem à pousser des cris de joie et à bondir d’allégresse, il est loin d’être naïf. L’époque durant laquelle il lance ses prophéties est au moins aussi troublée que la nôtre. La ville de Samarie sera prise et ruinée par les assyriens venant du nord; ce sera ensuite le tour de Jérusalem en 587 avant Jésus-Christ. Avant cela, venant du sud, les Egyptiens avaient fait une percée jusqu’en Mésopotamie en ravageant, au passage, les petits états comme Tyr, Damas et Israël.

                Quand Paul écrit aux Philippiens, leur recommandant d’être toujours dans la joie, il n’est pas plus naïf que Sophonie. Les savants discutent encore du moment de la rédaction de cette lettre. Soit Paul est à Ephèse, où il a subi deux fois la prison ; soit il est en captivité à Rome, vers la fin de sa vie. Qu’il soit prisonnier à Ephèse ou à Rome, sa détention n’est pas un événement heureux. Pourtant, il écrit : « Soyez dans la joie. » Il ajoute même : « Ne soyez inquiets de rien … ».

                Si ni Sophonie, ni Paul, ne sont des naïfs, d’où vient en eux cette joie qu’ils nous souhaitent et nous demandent de vivre ? Ils ne gomment pas leurs problèmes, ils ne les mettent pas de côté, ils ne s’étourdissent pas pour les oublier ne serait-ce qu’un instant. Comment dire à quelqu’un d’être joyeux sans prendre en compte ses difficultés ? Dire à quelqu’un : « Danse, ris, sois joyeux, oublie tes problèmes de santé, oublie tes ennuis de travail, oublie ton deuil … » ce serait ne pas le respecter. La gaité efface, pour un temps, la réalité de la vie ; la joie tient compte des difficultés en les dépassant.

                La joie va jusqu’aux racines des choses, aux racines de la vie, aux racines de la foi. Que dit Sophonie ? « Ne crains pas, Sion …Le Seigneur ton Dieu est en toi… » Que dit Paul ? « Le Seigneur est proche. »

                Pour quelles raisons voulons-nous fêter Noël ? Pour nous retrouver en famille ? Pour partager un bon repas ? Pour échanger des cadeaux ? Et pourquoi pas ? Tout cela est bon, et je vous souhaite vraiment de pouvoir le faire. Mais ce n’est que la surface des choses. Si Noël n’est pour nous que le 25 décembre, quel message, quelle espérance, quelle joie offrons-nous au monde ?

                Car là est notre mission : vivre, au milieu de nos problèmes, la joie de la foi en un Dieu qui ne cesse de s’approcher des hommes de tous les temps ; notre mission est d’annoncer, malgré nos difficultés, un Dieu qui est en nous, chez nous, pour nous. Les foules, les pharisiens, les soldats demandaient à Jean-Baptiste : « Que devons-nous faire ? » Je pense qu’il répondrait aujourd’hui : malgré votre fragilité, et au cœur même de votre fragilité, vous avez à témoigner de la joie, la joie de croire en un Dieu qui ne cesse de s’approcher, à tel point qu’il se fait l’un de nous. Là est le socle de notre joie. C’est un défi, mais c’est aussi une nécessité quand on voit la tristesse désabusée de notre monde. Un des aspects du message de Noël, c’est la joie ; elle est en nous. Accepterons-nous de la diffuser autour de nous ?

    Que l’Esprit Saint nous en donne la force !

    Homelie du 28 nov. 2021 1e dimanche de l’Avent

    28 novembre 2021   1er dimanche de l’Avent  Année C

    Jr 33,14-16     Ps 24(25)     1 Th 3,12-4,2     Lc 21,25-28+34-36

     

    Nous n’avons plus à attendre la venue du Messie.

    Le peuple juif, le peuple de l’Alliance, attendait depuis longtemps la venue du Messie, celui qui allait rétablir définitivement l’Alliance avec Dieu. Les prophètes, depuis Moïse, en passant par Isaïe, Jérémie, David, espéraient le Messie. Selon les uns, les jours du Messie seraient les jours terribles du jugement de Dieu. Dans le livre du prophète Sophonie, on trouve les expressions qui ont donné naissance à un chant grégorien qu’on chantait lors des obsèques : « Dies irae, dies illa : Jour de fureur que ce jour, jour de détresse et d’angoisse, jour de désastre et de désolation … » (So 1, 15) et ainsi de suite. Jérémie voit le jour du Messie d’une tout autre façon, nous venons de l’entendre : « Voici venir des jours … où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda. »

    Qui a raison, Jérémie ou Sophonie ? Qui faut-il croire ? Les deux, bien sûr.  Les jours du Messie attendus par le peuple juif sera un jour de bonheur où seront dévoilés le chemin du bien et celui du mal. C’est ce que le vieillard Syméon dit à Marie lors de la présentation de l’Enfant Jésus au Temple : « Il (Jésus) est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël – et toi-même, un glaive te transpercera l’âme ; ainsi seront dévoilées les pensées secrètes de bien des cœurs. » (Lc 2,34-35)

    Ce jour est arrivé il y a deux mille ans. Nous avons la grâce de le reconnaître dans le jour de la Nativité. La naissance de Jésus est un jour de bonheur parce qu’en sa personne le chemin du bien et celui du mal sont rendus visibles ; en Jésus, tout nous est donné pour que nous choisissions le chemin du bien. « Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin » dit le psaume d’aujourd’hui.

    Nous n’avons plus à attendre la venue du Messie.

    Nous pouvons attendre de fêter Noël, comme on fête un moment important de la vie de quelqu’un qu’on aime. Nous pouvons attendre de fêter Noël parce que c’est une fête de famille.

    Mais le Messie attendu est venu. Il a pris chair dans le sein de la Vierge Marie. De cela, remercions notre Dieu qui non seulement nous donne son Fils, mais nous donne de le connaître et de le reconnaître en un homme véritable, né véritablement d’une femme comme tout être humain.

    Nous n’avons plus à attendre le Messie puisqu’il est venu. Et pourtant, sa venue n’est pas une fin ; la date de sa naissance n’est pas une date butoir.

    Jésus est venu pour nous enseigner ses voies, nous faire connaître sa route. Il nous tient la main, il nous dirige par sa vérité, il nous enseigne : il nous conduit sur la route du salut.

    Noël n’est pas une fin en soi, mais un début, une aurore, un commencement, une ouverture. Si les juifs ont attendu le Messie, si, nous, nous avons la grâce de reconnaître le Messie dans la personne de Jésus, fils de Marie, fils de Dieu, nous attendons maintenant son retour définitif.

    Le temps de l’Avent, qui commence aujourd’hui, n’est pas le temps de l’attente du Messie, mais le temps de l’attente de son retour définitif qui sera le jour de notre salut.

    Mais si Dieu nous a créés sans nous, il ne nous sauvera pas sans nous. Il nous envoie son Fils pour montrer son chemin aux pécheurs que nous sommes. Par Jésus, notre Père nous enseigne l’amour et la vérité, deux moyens – si je puis dire – pour préparer, à travers la rectitude de nos vies, le retour du Messie que nous affirmons tout de suite après la Consécration  : Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.

    Ainsi, le temps de l’Avent est bien un temps d’attente, mais d’attente du retour du Messie.

    A vrai dire, nous ne sommes pas très à l’aise avec cette attente. Nos ancêtres l’étaient beaucoup plus, eux qui ne rêvaient que d’entrer dans le royaume de Dieu. Pour nous, l’attente du retour du Messie, l’attente du royaume de Dieu nous donne l’impression de nous évader du monde. Or, c’est bien dans ce monde que notre Père lui-même nous demande de travailler. Comment concilier l’attente du retour glorieux du Messie et notre travail en ce monde ? Tout simplement en regardant notre travail comme une façon de préparer notre monde à s’ajuster au Royaume de Dieu. Si le Messie est venu nous faire connaître ses voies qui sont amour et vérité, c’est parce que son Royaume est amour et vérité.

    (Frères et sœurs), que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant…Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs … lors de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ avec tous les saints.

    C’est ce que St Paul nous souhaite, à travers les chrétiens de la ville de Thessalonique, en ce premier dimanche de l’Avent.