Thibaud Guespereau – Séminariste

Je m’appelle Thibaud Guespereau (prononcer Guêpereau) et j’ai 36 ans.
Je suis séminariste, et je serai cette année en « stage » à temps plein au service de la paroisse.
Je suis né à Auxerre, où j’ai des racines familiales, petit dernier d’une
fratrie de 5 enfants. J’ai grandi à Fontainebleau jusqu’à la fin de mon collège.
J’ai ensuite déménagé à Paris et j’ai fait mon lycée au collège Stanislas. Ces
années ont été très importantes pour moi. J’ai beaucoup reçu spirituellement, humainement, et intellectuellement dans ce lycée. La présence de plusieurs aumôniers, de plusieurs chapelles, les propositions pastorales m’ont permis de prendre des habitudes fondatrices d’une vie de prière. La messe quasi quotidienne et un temps conséquent de prière silencieuse sont devenus pour moi un point d’ancrage essentiel de ma vie.
Depuis l’enfance, j’ai beaucoup bricolé et inventé toutes sortes de choses. Assez naturellement je me suis tourné vers des études d’ingénieur en
mécanique. Je m’y suis beaucoup plu.
Cependant vers la fin de mes études d’ingénieur, j’ai entendu un appel
très explicite à entrer au séminaire. Il a trouvé une confirmation dans la
relecture que j’ai pu faire de deux expériences importantes de mes années
d’étudiant :
Entraîné par une cousine, j’ai participé 3 étés de suite à des missions
d’évangélisation sur les plages de la côte d’azur. D’autre part je me suis
impliqué dans des rencontres étudiantes, et j’ai été appelé à être responsable d’une rencontre nationale d’étudiants catholiques (RN-CGE). J’ai pu constater que si la technologie me plaisait bien par la réalisation d’une volonté de puissance sur la matière, ces expériences pastorales étaient les seules dans lesquelles j’ai trouvé une telle joie.
Mon parcours au séminaire a été assez long. Il a été interrompu par 4 années de travail professionnel. Il m’a donné l’occasion de travailler dans les Hauts-de-Seine, par la réalisation d’un projet de lustres monumentaux, installés dans le hall des tours du pont de Sèvres, à Boulogne.
A la fin de ma formation au séminaire, mon évêque, à Auxerre m’a conseillé de m’orienter vers un diocèse plus urbain. C’est ainsi que je discerne aujourd’hui pour le diocèse de Nanterre.