Père Georges Vandenbeusch – Curé

« Né en 1971 à Meudon, j’y passe toute mon enfance et mon adolescence. Bien que baptisé étant petit, je ne suis jamais allé dans une église avant 10 ans (11 ans peut-être). Nous n’allions jamais à la messe, même la fête de Noël n’avait pas de dimension chrétienne! Peu avant 8 ans j’ai perdu mes parents dans un accident de navigation nocturne. Mes grands-parents paternels sont devenus mes tuteurs, et toute la famille s’y est mise, ce qui explique que j’ai beaucoup de liens avec mes oncles et tantes et cousins. Étant enfant unique, aimant bien tous les sports – et on aimait bien dans ma famille que je fasse du sport pour me calmer, j’ai été inscrit dans un collège catholique. Il s’agissait d’essayer de me dresser un peu (ce qui n’a que très partiellement marché) et pour ma grand-mère, bigote sans doute, que je découvre un peu le christianisme (ça a plutôt fonctionné). Le récit de ma vie chrétienne pourrait commencer là. Les témoins de l’Évangile que j’ai pu rencontrer ont finalement été nombreux et c’est à eux que je dois d’avoir découvert le Christ : vieilles sœurs qui tenaient encore l’école, enseignants dont quelques professeurs qui furent de beaux témoins de l’Évangile, et des amis, des chefs scouts, et partenaires au rugby… Au temps du lycée, la décision de me proposer de servir l’Église comme prêtre c’est imposé lentement, mais pas toujours dans une très grande cohérence ! En réponse aux grâces si nombreuses dont j’avais pu profiter, une fois le bac en poche, j’étais décidé, mais pour ménager mon grand-père qui n’y était pas favorable, j’ai passé une année en fac d’histoire.

En septembre 1991 j’entre au séminaire Saint-Sulpice pour le diocèse de Nanterre. J’y ferai tout mon parcours, en faisant en 1993-94 la pause réglementaire pour effectuer mon service militaire dans le 46e d’infanterie à Berlin. Le 27 juin 1998 Mgr Favreau m’ordonne prêtre pour le diocèse de Nanterre avec 7 confrères. À partir de septembre 1998, j’occupe la charge de responsable de l’aumônerie des collèges et lycées de Rueil-Malmaison et de vicaire à Saint-Pierre-Saint-Paul de cette même ville.
De 2001 à 2007, j’ai été en parallèle délégué diocésain pour le service des vocations. En septembre 2002, je deviens curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux.

En 2011, après avoir préparé pendant trois ans avec Mgr Daucourt un projet d’échange entre le diocèse de Nanterre et celui de Maroua, je suis envoyé comme prêtre Fidei donum¹ dans ce diocèse, à la paroisse de Nguetchewe dans l’extrême nord du Cameroun. Il s’agit d’une toute jeune paroisse fondée dans les années 80 au pied des Monts Mandara qui forment la frontière avec le Nigéria. En novembre 2013, après plus de deux années passionnantes, je suis enlevé par le groupe islamiste Boko Haram. Libéré le 31 décembre 2013, je regagne mon diocèse et très vite la ville de Courbevoie à Saint-Maurice-de-Bécon.

En septembre 2015 je suis nommé curé à Saint-Pierre-Saint-Paul de Courbevoie. En outre je suis nommé en septembre 2016 délégué de notre évêque pour les séminaristes.

Depuis 1998 je suis vraiment béni dans mon ministère de prêtre, je n’ai été que dans de belles paroisses, et ce n’est pas fini ! »

Novembre 2016